Formation Kempo Sportif -Combat Mixte FSGT

fsgt
Hello,
Beaucoup d’entre nous sommes passionnés du MMA, nous en pratiquons, nous combattons, nous partageons.
 
Nous savons tous que cette discipline peut avoir un avenir radieux dans l’hexagone, même si parfois l’octogone semble s’éloigner.
Pour beaucoup de professeurs, une question se pose : qu’est ce qui me met en légalité avec l’enseignement et la pratique de cet art martial ?
 
Depuis quelques années, par le travail de passionnés, émergent un peu partout en France, des formations, des grades et des commissions.
 
Si nous souhaitons offrir à l’amateur une structure cohérente, il est important que nous puissions, nous mêmes être formés en tant qu’instructeur, prendre de l’expertise pédagogique et de la remise en questions de nos méthodes d’enseignement.
 
Qu’importe que nous ayons été combattants professionnels ou juste un grand passionné prêt à s’investir dans l’avenir des arts martiaux mixtes, nous devons rester dans cette quête d’apprentissage et montrer une image positive, structurée et professionnelle de notre pratique.
 
J’ai pu ce week-end, de vendredi soir à lundi, participer à une formation Kempo Sportif / Combat Mixte au sein de la FSGT. Une formation intense menée par un main de maître, celle de Mohamed (Brainy-Shark Carcariastrikers) et son équipe Diego Rodrigues, Hong-ly Lao
 
Pour le prix d’une licence (34€), vous avez le droit de participer à une formation complète pour devenir Initiateur / Instructeur / Formateur de combat Mixte, dans une formation délégataire qui est reconnue par le ministère. Vous pouvez obtenir des Brevets Fédéraux d’Animation (BFA) pour légitimer votre activité. Dans de nombreuses autres structures c’est plusieurs centaines d’euros par niveau …
 
Seulement, nous ne sommes pas dans une énième formation où seul la présence compte pour avoir l’obtention de son diplôme. Vous pouvez très bien repartir bredouille, enfin sans le papier, mais plein de remises en questions, de réflexions et d’axes de progression.
 
Une formation impliquante qui rappelle que nous ne sommes pas là pour pratiquer uniquement pour notre salle ou dojo, mais que nous sommes des maillons d’une chaîne. C’est dans notre démarche, notre éthique et notre professionnalisme dans notre salle que les autorités devront accepter de nous prendre au sérieux tous ensemble.
 
Vous avez envie d’une vraie formation, vous êtes prêt à vous remettre en question ? Renseignez vous auprès de la FSGT et sa commission Sports de Combat et Arts Martiaux (SCAM).
 
Merci à tous les apprenants et à tous nos enseignants de la sessions « timballe » 2016.
 
Osu
 
Be One
Pank
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Be or not to Be a creonte ?

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Les traîtres, ces gars qui passent d’une académie à une autre, qui laissent leurs potes et professeurs pour aller à la ‘concurrence’… Ce sont les pires de tous !!! Honte sur eux !

Enfin… pas vraiment. Je ne comprends pas pourquoi dans le modèle martial actuel tel qu’il est vécu en France, ça puisse déranger. Pour ma part, en BJJ j’ai eu tous mes grades jusqu’à ma noire chez Alliance et en Luta Livre également avec Peroba.

Pourtant, je ne trouve pas ça dissonant qu’un gars aille ailleurs. Qu’importe sa motivation : prendre un grade, intégrer une équipe plus compétitive, proximité, ambiance ou juste des jolies filles (ou mecs). Quand j’entends des discours sur la famille, sur le maître, sur ce qu’il a donné, je ne suis pas du tout d’accord.

Dans nos contextes actuels, le BJJ/Luta Livre ne sont que des loisirs, nous ne sommes pas en guerre (et ces arts martiaux ne servent à rien dans un conflit armé) et nous ne sommes pas professionnels ( à quelques exceptions qui galèrent pour en vivre). Nos professeurs ne sont pas des maîtres de sagesse, ni nécessairement des éducateurs. Nous allons dans une salle parce que nous aimons une discipline et que différents éléments comme les horaires, la géographie ou le prix nous conviennent.

Nous ne sommes pas au temps de Samourais, avec un « Maître » à servir et protéger. Quand on dit qu’un pratiquant est un traître et qu’il ne respecte pas son professeur en allant ailleurs c’est complètement faux. Il peut avoir eu un conflit avec, il peut s’ennuyer à ses cours, il peut être en attente d’autres choses, il peut juste vouloir voir ailleurs.

Alors pourquoi tout ce délire de la séparation ? En psycho, on demanderait aux gueulards : qu’est qui fait que dans ta vie tu aies un problème avec la séparation ? As-tu ressenti de l’abandon ou du rejet dans ta vie ? Dès lors tous ces esclandres ne seraient-ils pas simplement une réaction à un problème personnel plus qu’aux comportements du pratiquant sur le départ ?

On en fait tout un plat, que l’élève trahit l’enseignement du maître… Mais enseigner c’est son boulot … Il est payé pour cela, vous achetez un service… Je sais que c’est moins sexy, néanmoins c’est une réalité. Votre maître s’investit que rarement dans VOTRE vie, dans vos problèmes. Il peut être de bon conseil, comme un pote, mais il a aussi sa vie à vivre et peut lui même décider de partir de l’académie (je pense au nombres de professeurs que j’ai vu passer chez Alliance au Temple des Arts Martiaux) et il n’en a rien à faire de vous, il doit de gérer SA vie.

Si le respect était tellement important vis à vis des Professeurs, des Maîtres, il est passé où vis à vis de l’instituteur ou du professeur de Français qui nous a appris, une chose plus importante que le BJJ, parler et écrire correctement (les miens doivent se retourner dans leurs tombes :). J’entends rarement des gars gueuler sur le manque de respect et la trahison vis à vis de ces enseignants qui comme les Mestre ont partagé avec passion ( au départ en tout cas) leur savoir.

Une école d’arts martiaux est une école de vie, il y a des liens qui se font et se défont, il y a des personnes que l’on aime, d’autres pas, nous apprenons une discipline, nous pouvons même représenter un blason, mais cela ne reste qu’un jeu, un support d’apprentissage. Le BJJ/ Luta ( le sport de façon général) est là pour nous discipliner, nous faire progresser mais si nous ne sommes pas en phase avec une académie, que nos attentes ne sont pas satisfaites, à mes yeux, changer est la chose la plus saine à faire.

Préférez vous un gars qui arrête parce qu’il n’y trouve plus son compte dans une académie et qui ne change pas de peur d’être considéré comme un créonte  ( ce qui est le principe de la secte : vous pouvez y rentrer facilement, mais difficilement en sortir) ou un gars qui retrouve la flamme avec un autre professeur et une équipe qui lui correspond ?

Be One

Pank

Le MMA que j’aime, l’art des transitions

MMA: UFC Fight Night-Maia vs LaFlare

Je trouve cela extraordinaire de voir que le MMA se développe de cette façon dans l’hexagone et dans le monde. Depuis que j’en pratique, j’ai aimé voir l’évolution du système et des méthodes d’entrainement. La difficulté, pour moi, a longtemps été de savoir s’il fallait plutôt être un spécialiste qui se diversifie ou un combattant complet qui se spécialise. 

Souvenez vous que la genèse était de faire s’affronter des styles différents donc des spécialistes. Nous avons dans un premier temps cru au pouvoir absolu du Jiujitsu, puis les lutteurs ont remis les pendules à l’heure, puis nos potes strikers ont adapté leurs jeux. Maintenant, je ne m’interroge plus à savoir si celui qui frappe, qui lutte ou qui roule au sol, est le plus fort. C’est l’art de la transition qui offre au combattant l’opportunité de mener un match. 

Si je suis striker et que mon adversaire me fait chuter et qu’il me pound, mon niveau elite de boxe ne servira à rien. Si je suis un monstre du bjj mais que je reste sur mon pied poing, je risque de saluer le sol avec un doux ko. Un lutteur qui se fait sprawler ou qui se retrouve sur le dos, ne pourra pas jouer avec sa pression et ses frappes lourdes. L’important n’est donc plus d’être le plus grand puncher du monde ou le meilleurs ‘submissioner’ si on n’est incapable de mettre en place sa stratégie. 

La gestion des transitions ouvrent la possibilité à un néophyte de battre un spécialiste, s’il l’amène dans un monde qu’il ne maîtrise pas. Mettez au sol un karateka et vous aurez une tortue qui bouge dans tous les sens, gardez une distance de poing avec un jiujitsuka et vous aurez un sac de frappe sur pattes. Un combat est un cheminement technico-stratégique qui offre au fighter d’imposer sa zone de confort à son adversaire.

La question que nous pouvons nous poser, nous grapplers mmaïsts, est de savoir pourquoi nous sommes restez tellement figés dans nos modèles anciennes écoles. On se prend pour Royce mais on combat des monstres comme Jones. Pourtant le BJJ et la Luta Livre ont une vraie cohérence dans les transitions au sol. Passer une garde puis contrôler une mount ou un 100 kilos, passer d’une posture à une autre, cela fait parti de la force de nos styles. La façon dont nous orientons notre spécialité, c’est à dire le sol, nous empêche de nous ouvrir à un jeu de stand up, spécifique à nos écoles. Le Jiujitsu  ou la Luta Livre debout reprennent les techniques de Judo et de Lutte mais ne sont pas ces disciplines. Nos postures et nos orientations tactiques imposent une façon de faire spécifique, non pas pour simplement mener le partenaire au sol comme pour lui mettre pinfall mais pour orienter dans une logique de soumissions, de protections de frappes ou pour l’empêcher de se relever.

Comme nous commençons 90% des combats d’entrainement au sol, nous avons développé un travail de transition au sol, mais nous ne sommes plus capables d’y aller face à un combattant qui sait contrer une lutte. Maia est pour moi l’exemple du Grappler que nous devons étudier, il est un maitre de la transition. Il peut mener un Chael Sonnen au sol, avec une Jiujitsu debout que Sonnen lui même considère comme une mauvaise lutte. Et c’est vrai, simplement parce que ce n’est pas de la lutte dans les styles que nous connaissons (Folk, libre ou Greco). Maia a fait l’erreur pendant un moment de vouloir boxer, à la place de savoir se défendre des frappes, pour diriger vers un clinch et ainsi éviter une punition debout. On l’a vu récemment avec Condit qui est un excellent Striker. Au sol, comme il le précise, il ne joue pas le Wrestler pounder, mais reste un pur produit BJJ, qui préfère éviter les espaces et mouvements que créeraient la frappe. Il dirige donc son game plan et les différentes transitions, debout sol, garde vers side, puis le dos.

Je prends l’exemple d’un lutador mais nous pouvons le voir avec les plus grands de l’ère actuelle du MMA, ils maîtrisent la transition. Pour nous les grapplers mmaists, n’hésitons pas travailler dans nos académies, ces espaces manquants pour avoir une capacité à mener un combat face à une multitude de style différents.

On sait tous que les transitions sont parfois les choses les plus complexes à faire et pas seulement dans le MMA, mais dans la vie de façon générale, et pour notre discipline on a pu le voir il y a quelques jours, nos politiques ne sont pas encore prêts à vivre la transition martiale qui est en route et qui un moment ou un autre les rattraperont …

Be One

Pank

 

Préparer son combat contre la maladie

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J’ai l’occasion dans ma profession de croiser de nombreuses personnes et régulièrement des patients qui vivent des maladies lourdes. Sous cette dénomination, nous retrouvons, les scléroses, les maladies immunitaires, les cancers…

Souvent en fin de session, nous prenons un petit moment pour parler des activités que ces malades mettent en place autour de leur traitement. De façon générale, ils s’enferment dans une inactivité difficile à gérer dans le quotidien. Quand on sait qu’un esprit plus affuté permet d’impacter le corps, je me dis qu’il est dommage que personne ne les oriente vers le sport.

Bien sûr, une maladie fatigue, fait mal et n’est pas une partie de plaisir. Néanmoins, je pense que le sport en général et la Luta Livre – JiuJitsu peuvent permettre de préparer à un mieux-être dans le quotidien.

Je prends mon cas. Ayant eu un cancer, je continuais tous les jours à partir à l’académie pour m’autoriser à ne pas être une pancarte, un diagnostic. Il est souvent difficile d’entendre que l’on a une maladie qui peut décider de nous envoyer dans les bras de la grande faucheuse. Les réactions sont diverses, certains reprennent conscience de la vie et d’autres s’enferment dans des pensées mortifères.

Le Jiujitsu, le dojo, le combat c’est la vie. Qu’est ce qui est plus primitif que se battre, combattre pour survivre. C’est le signe le plus fort de cette envie de continuer à rire, partager et aimer cette flamme de vie. Les néophytes de nos disciplines de combat peuvent avoir une image des pratiquants, comme des personnes masochistes, qui se font sciemment du mal. Pour moi, et la maladie me l’a encore plus montrée, ce sont des mouvements puissants de vie. Nous montons sur les tatamis pour reprendre conscience de nous-mêmes, au travers d’un effort, au travers d’une confrontation physique, qui nous rappellent que nous sommes un corps, que nous sommes un esprit, que nous sommes ce tout pendant ces rudes combats.

La Luta Livre et le BJJ sont uniques dans cette opposition physique, dans cette possibilité à la moindre erreur de se faire étrangler ou locker dans une clef articulaire. Il n’y a pas de demi-mesure, on peut se donner à fond dans chaque combat, il n’y a pas de mensonge, il n’y a que cette recherche de vrai, au travers de l’efficacité. Cela ramène le malade à cette vision des choses, qu’il n’y a plus de mensonges possibles, la mort est l’ultime finalisation, on sait que l’on peut perdre comme toutes ces fois où nous avons tapé pour abandonner. Mais cette fois c’est un peu notre final de l’ADCC ou des Worlds, même si on se fait casser le bras, on va continuer jusqu’à la fin du temps.

Dans ces disciplines de grappling, nous apprenons quotidiennement à souffrir sous la pression des partenaires, des contrôles puissants, des tentatives de soumissions pleine balle, nous apprenons à gérer nos peurs, mais aussi notre impuissance, comme quand nous réalisons que la maladie est grave, que ça va peut-être jamais passé, que nous avons peur de ce lendemain et pourtant nous gérons cette pression, comme un randori de plus .

Nous acceptons des jours plus difficiles, ces jours où rien ne va, rien ne se passe comme nous le souhaitons, comme quand la maladie qui parfois nous fait vomir, pleurer de douleur, se sentir à bout. Nous apprenons que parfois il est mieux de lâcher prise un moment pour retrouver un angle qui va nous permettre de se retrouver sur des bases/postures plus stables, comme ces jours où nos efforts pour se lever en forme ne servent à rien, que nous sommes fiévreux et le moral dans les chaussettes et qu’il faut simplement l’accepter pour reprendre goût aux petites victoires. Nos disciplines sont sans compromis, elles sont entières et nous enseignent cette humilité ainsi que cette force à continuer, recommencer, refaire inlassablement, choisir les solutions auxquelles on croit.

Nous devenons des stratèges de nos destins, de notre maladie, qui ne nous enlève pas la vie mais qui nous rappelle que nous pouvons avoir encore plus la niak pour gagner le prochain round. Chaque rendez-vous, chaque scanner, chaque prise de sang, nous pouvons les gérer comme des Lutadors, en acceptant d’avoir parfois perdu, mais en remontant sur notre surface de combat, notre lieu de vie pour contrôler puis soumettre ce mal interne. Alors si vous êtes malades, même si ce n’est pas une maladie dite lourde, osez plonger dans votre Jiujitsu / Luta Livre, apprenez les leçons les plus importantes de nos arts, ceux d’être des lutteurs de la vie. Cela on le verra dans un prochain article.

Be One

Pank

Reconnaître ses partenaires d’entrainement #4 : Les Authentiques

Ennéagramme 1

Les authentiques, voilà un nouveau type de partenaire que vous allez pouvoir prendre plaisir à rechercher dans vos académies. Nous sommes dans un tout autre niveau de perception de la discipline. Pour eux, il n’y a de vrai Jiujitsu que celui enseigné par des Brésiliens. Les autres c’est bien, mais ce n’est pas la source, ce n’est pas la culture. Les authentiques veulent se plonger dans l’âme du bjj. Ils vont étudier la langue, puis chercheront à aller au Brésil pour se rapprocher de LA vérité. Pour eux le ‘lifestyle‘ c’est du marketing, ce n’est pas un kimono Shoyoroll et les t-shirts de Jiujitsu qui représentent la vie d’un Jiujitsuteiro. Lui, il sera plus underground et si t-shirt il porte ça sera une série limitée qui n’est remis qu’à quelques rares privilégiés, si possible du pays de la samba.

Leur obsession n’est pas d’être les meilleur pour tout gagner, mais pour se rapprocher de l’essence ultime, celle qu’il sait que personne ne peut maîtriser, mais qui pour lui doit être la seule vraie quête utile pour tout pratiquant qui se respecte. Répéter des heures de drills et passer tout son temps libre à étudier des vidéos, pour savoir s’il y a plus de pression avec le petit doigt ou avec l’index, tout se jouera là. De toute façon, ceux qui ont compris, ceux qui se rapproche de la quintessence, font automatiquement du Jiujitsu Invisible.

Le pendant de cette quête d’absolu, c’est qu’ils ont une capacité extraordinaire pour s’auto-saboter. C’est celui qui va se blesser à l’échauffement avant de monter sur le tatami ou qui va ne pas entendre son nom pour sa finale et être disqualifié, c’est celui qui pour aller encore plus loin dans son expérience de Jiujitsu quasi-mystique, pourra dériver vers des drogues. Ils peuvent tout réussir, atteindre des niveaux extraordinaires pour se planter royalement et disparaître de l’univers BJJ. A trop vouloir s’envoler vers le soleil, comme Icare, ils se brûlent… Le rêve d’un idéal est plus important et porteur, que de l’atteindre . S’ils parviennent à cette ‘réussite’, à leurs objectifs, vous les retrouverez limite dépressifs ou trouvant des ‘excuses’ : « je ne mérite pas ce grade / j’ai gagné, mais les meilleurs n’étaient pas là ». Pourquoi ? Parce que le rêve est plus stimulant que l’abrupte et éphémère réalité, l’émotion y est moins intense.

Vous les découvrirez comme des passionnés sans borne, comme des chercheurs sans limite. Nous avons eu le très grand Mestre Terere qui était ce type de Jiujitsuka et peut-être même Margarida, qui a trouvé le moyen de mettre fin à sa carrière avec le scooter qu’il a gagné… aux mondiaux…

Pour aller plus loin :

HnO Ennéagramme (Part 7) : Introduction à l’ennéatype 4

HnO Ennéagramme (Part 17) : Les Ailes de l’Ennéatype 4

HnO Enneagramme #27 : Intégration Désintégration Type 4

Be One 

Pank

Reconnaître ses partenaires d’entrainement #3 : Les Compétiteurs

Ennéagramme 1

Nous avons vu deux types de partenaires dans mes articles précédents (les perfectionnistes et les offreurs), peut être, avez-vous pu reconnaître certains d’entres eux à l’académie. Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur ce que je nommerai, en simplifiant : les compétiteurs.

Dans les ennéagrammes, nous savons qu’ils recherchent la réussite et la victoire avant tout. Vous pouvez me dire que tout le monde souhaite réussir encore plus lorsque qu’il s’agit d’une compétition. Seulement, pour ces types de partenaires, c’est partout la compétition, même pendant les entraînements et les combats souples, dans leur tête, ils combattent comme s’ils étaient en final des mondes. Ils ne supporteront pas que vous meniez le combat ou que vous les finalisiez. Ils sont prêts à revenir deux combats plus tard pour vous soumettre et ‘nettoyer’ leur honneur.

Pour aller plus loin dans les facettes psychologiques, ils peuvent facilement arranger la vérité, ils changent un peu les histoires pour se mettre le plus possible dans une position favorable. Ce sont des personnes qui modélisent très facilement, c’est-à-dire qu’ils vont chercher des modèles.

Vous verrez qu’ils sont un peu des copycats, techniquement ils prennent un style et font la même chose que leur référent, ça va aussi avec la personnalité, ils vont aussi copier ces figures d’autorité. Si ces pratiquants respectent leur coach, ils vont être des athlètes qui vont faire tout ce qu’on leur propose, que ce soit en training ou en match. La victoire est trop importante pour eux pour ne pas suivre ce que le coach va leur proposer. Ils sont super adaptatables. Comme ils n’aiment pas être pris à défaut, ils vont toujours avoir vu le match dont vous parlez, la technique que vous montrez.

Sur leurs profils facebook, on va avoir des tas de vidéos de motivation et des phrases de champions. Ils aiment vendre au monde qu’il n’y a pas de défaite, il n’y a que des expériences. Mais c’est une apparence, parce que la défaite est une chose insupportable, donc ils préfèrent montrer une image d’eux au top, alors qu’ils ruminent et se violentent de la défaite ou de l’incapacité à réussir. A l’extrême, quand ils ne gagnent plus, ils vont trouver une porte de sortie pour ne plus avoir à vivre l’échec. Ils ont une boulimie de victoires et peuvent enchaîner les compétitions.

L’apparence a de l’importance, l’image qu’ils reflètent au monde est leur marque de fabrique, ils chercheront souvent à avoir du style, ils pourront avoir un équipement au top. Même les débutants parfois investissent dans des Shoyorolls, « parce que pour être le meilleur, il faut investir sur le meilleur ».

Le modèle américain est basé sur ce type de personnalité. Ça donne une dynamique positive, des personnes qui agissent et avancent, ne lâchent rien. Seulement, ils vivent beaucoup par l’image qu’ils vont offrir, sur la reconnaissance qu’il pourront avoir au travers des titres. Ils sont facilement critiques, des autres, des partenaires, des professeurs, des arbitres… S’ils ne brillent pas, ils peuvent blâmer le monde entier. Ils peuvent s’éloigner de ce qu’ils sont réellement, le faire illusionnant sur l’être. En somme, je suis bien si je fais des tas de choses tops.

En Bjj, Raphael Mendes et Leandro Lo sont certainement liés à ce type de personnalité.

Pour aller plus loin :

HnO Ennéagramme (Part 6) : Introduction à l’ennéatype 3

HnO Ennéagramme Part 16 : Les Ailes de l’Ennéatype 3

HnO Enneagramme #26 : Intégration Désintégration Type 3

Prenez soin de vous et vos partenaires d’entrainement.

Be One

Pank

Combattre, une voie d’humilité ?

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En ce moment, j’échange avec un ancien du Karaté et au travers de nos désaccords, je me rends compte à quel point, on ne peut devenir plus humble par la pratique des arts martiaux, que si nous combattons régulièrement.

Je vous définis ce que je nomme combat :  un assaut le plus libre possible, ou la ‘forme’ importe peu, avec la possibilité d’une expression maximum. Par exemple, des combats de préhension comme le grappling, avec l’ensemble des soumissions acceptées, ou en percussions avec la palette technique maximum type Muay thai, avec une recherche du coup ‘dur’ sans être uniquement axé ko. Bien sur pour les pratiquants à la fois de préhension et de percussion, des combats ‘libres’.

Dans cette idée d’ouverture du panel technique, nous nous retrouvons hors de nos ‘normes’ et donc pouvons vivre une perception du combat très différente. Cela nous amène également à nous faire battre, à ne pas remporter le combat, ou à tout bloquer. Cela nous apprend nos limites à certains moments. Que ce soit physique, psychique ou technique.

J’ai quitté certains arts martiaux, non pas par désamour mais par déception. Les Sifu ou Sensei, ne combattant jamais et restant dans une compétence passéiste, certains qu’ils avaient toujours le coup d’oeil, la frappe juste ou la technique ultime.

Nous avons en BJJ et Luta livre, la chance de pouvoir combattre ou au moins s’opposer physiquement pendant longtemps. J’avais eu aussi la chance de vivre cela avec certains Sensei de Judo, des Lutteurs et plus rarement des pratiquants de percussions.

Dans ce ‘rituel’ régulier voire quotidien, nous retournons dans la réalité. Celle de l’instant. Celle qui ne se souvient pas ou qui ne rêve pas de demain. Nous sommes dans un ici et maintenant qui oublie nos titres, nos statuts, nos grades. Nous croisons le fer avec un partenaire ou un opposant qui veut gagner.

Plus le temps passe et plus nous sommes connectés à ces instants, moins nous nous échappons dans le futur. Un futur de ‘possibles, d’envie et de désirs’. Comme les ‘jeunes’ pratiquants qui voient leur potentiel, leur progression possible. Parfois les années, peuvent aussi donner des pratiquants qui ne parlent que de l’avant et de ce qu’ils étaient et pouvaient faire. La plupart du temps, ils évitent de combattre.

A force d’affrontements, d’année en année, nous nous rendons compte que nous ne connaissons que peu de choses, que nous ne sommes ‘forts’ que dans l’instant et qu’il y a des tas de combats que nous ne pourrons JAMAIS remporter.

Cette prise de conscience est une libération, peut être d’une partie de l’égo. C’est comme si nous avions laissé ces croyances d’un ‘surhomme’ s’évanouir et nous laisser ne devenir qu’un homme.

Quand nous pratiquons des styles qui ne sont que des simulations de combats dans le vide ou à deux, nous pourrons nous raccrocher au pouvoir de la codification martiale pour rester dans sa tour égotique et rêver devenir le vieux maître des mythes ‘pré-youtube’. Ces Maitres qui selon la légende, à 80 ans pouvaient mettre en déroute les jeunes combattants …

A votre avis, quel chemin allez vous prendre ?

Be One

Pank